Nous restions içi, assis, à regarder le vide, à regarder le rien. Je me souviens avoir allumé une cigarette, toujours en silence, regardant la ville vivre à toute allure, comme une après midi d'automne. J'évitais ton regard, et tout signe de tendresse, mais au fond je savais, je savais comment ceci se finirait. Alors on a cotoyer le silence encor un peu. Je décida finalement de te regarder, dans les yeux, dans tes yeux. Bleus. Evasion soudaine dans une immersion aquatique. Je m'y sens bien dans ce bleu la. Je ne t'en veux pas, tu le sais autant que moi. Au fond comment pourrais-je t'en vouloir ? Comment pourrais-je me le permettre ? C'est impensable. Je te contempla encor quelques secondes, je tendis les bras pour finalement me blottir contre toi, me perdre au creux de ta nuque. Ta peau, ton parfum, tes cheveux. Comment ai-je pu m'en passer si longtemps ? Seule toi le sais. On ne s'exorcisera jamais l'un de l'autre je pense. C'est encré en nous. Peut être est-ce du à la souffrance que nous avons subis tout au long de notre vie, je ne sais pas. Mais ne me laisse plus, plus jamais, ne m'oublies pas, je veux que tu aies besoin de moi sans cesse. Moi j'ai besoin de toi, tu sais.